1DIEU3

4 avrill 2020

 

Je commence aujourd’hui un long projet. En fait, il allonge ses racines depuis des dizaines d’années et il sera le complément didactique de ma présentation Prezi sur la Trinité. Comme enseignant retraité et pédagogue dans l’âme, Je fais constamment l’effort de diversifier mes stratégies d’apprentissage pour répondre à la diversité des apprenants. Bref, voici un autre exercice de méthodologie à partir d’un intérêt qui m’habite depuis mon adolescence. C’est peut-être risqué de se citer soi-même, mais l’introduction de mon essai HITLER, MOI, MÈRE TERESA me semble pertinent. En fait, je vois mon projet sur la Trinité comme une suite plus mature de ma réflexion.

Ici, je me situe au coeur d’une démarche personnelle où, dès les premières interrogations de l’adolescence : Qui suis-je? Quel est le but de ma vie? Pourquoi n’y a-t-il pas plus d’amour? etc., j’ai découvert un Dieu qui venait répondre à ces questions existentielles et me donner la paix intérieure. Ceci, afin que je réussisse à vivre dans un univers difficile et que je construise un monde meilleur. Depuis, j’ai toujours gardé cette relation intimiste entre mon développement humain et le mystère de Dieu. D’ailleurs, le titre de mon essai porte en germe cet amalgame particulier. Mon premier questionnement était évidemment nourri par le contexte social dans lequel je vivais et, à cet âge où je m’ouvrais à l’histoire et à l’actualité, Hitler et Mère Teresa aiguisaient ma réflexion. Je dis aiguisaient car dans la logique de ma crise d’adolescence, je me servais royalement de tout ce qui me tombait sous la main pour remettre en question les autres, la société et je ne sais quel dieu. Le problème – ou plutôt mon problème – était que ces armes se retournaient fréquemment contre moi et harcelaient mon humanité. N’étais-je pas partie intégrante de ces hommes et de ces femmes capables des pires cruautés et de la plus merveilleuse tendresse? N’avais-je pas aussi en moi les rejetons du bien et du mal? Étais-je libre de veiller à la croissance de l’un au détriment de l’autre ou étais-je emporté par un destin inéluctable? Ouf! Une chance que je n’ai pas expérimenté de fortes drogues dans ce tourbillon psychique, car j’y aurais sûrement laissé ma peau…

Par la suite, j’ai poursuivi une recherche académique et personnelle tant sur le plan de la théologie que de la psychologie. Ce bagage particulier a fait retentir plus d’une fois des cloches d’alarme autant lorsque je m’impliquais dans des milieux chrétiens que dans des milieux humanistes. En effet, j’étais mal à l’aise lorsque mis en présence de doctrines chrétiennes qui allaient à l’encontre d’un développement psychologique sain et j’étais autant indisposé devant des adeptes de la psychologie humaniste qui échafaudaient une pensée qui déifiait le moi (me, myself and I) ou versaient dans un discours sur des capacités supra-humaines (parapsychologie) ou qui, parfois, exploraient des pratiques occultes (médium). C’est justement cette particularité de mon itinéraire qui a marginalisé mon cheminement. En effet, certains se sont méfiés de moi ou bien, moi-même, j’ai pris des orientations nettement non-conformistes par rapport à ces deux camps. De ce vécu – sur lequel je n’élaborerai pas ici – j’ai toujours gardé un profond respect des individus qui, même bornés par une vision, que je perçois trop étroite de l’humain ou de Dieu, ne vivaient pas moins une foi sincère ou n’avaient pas moins des idées articulées sur l’humain. La difficulté des uns et des autres résidait dans un certain réductionnisme : soit que Dieu était perçu par certains humanistes comme une sublimation des désirs insatisfaits, soit que toutes recherches sur l’univers psychique de l’humain étaient suspectes pour les croyants si elles n’avaient pas de références directes avec la révélation biblique.

 

J’ai l’impression d’avoir eu la grâce de connaître Dieu selon la révélation progressive de la bible. Aussi loin que je me souvienne, j’adressais mes prières à un Dieu lointain, créateur de l’univers. Par la suite, à l’adolescence, j’ai commencé à lire la Bible au même titre que mes autres lectures de chevet. Au fil de mes fréquentations des Écritures, j’ai vécu le passage de la lecture d’un Jésus me parlant de sa relation avec ce Créateur au Jésus me témoignant de sa relation avec ce Créateur/Père. C’est ainsi que j’ai expérimenté la naissance spirituelle, naître de nouveau. Finalement, comme adulte, j’ai fréquenté différentes églises chrétiennes. Ce dernier chemin m’a conduit à la révélation de mon Dieu dans son Église par l’Esprit-Saint comme Créateur/Père/Esprit. Dans tout ce cheminement personnel, au travers de mes études en théologie et en considérant toutes les études bibliques, je me suis dit : si j’avais à prendre la parole pour parle du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, révélé en Jésus-Christ, qu’est-ce qui me semblerait essentiel de dire. Voici ma réponse : le christianisme se défini par une rencontre personnelle avec son Père qui est lui-même en relation éternelle avec le Fils et l’Esprit-Saint. Ce Dieu trinité désire nous faire participer à cette communion éternelle.